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La gentillesse

La gentillesse n'a pas sa place au Panthéon des grandes Vertus ni des Valeurs morales.

Il ne peut être question de la comparer avec l'amour même si quelque part elle en procède. Du moins avec la forme de l'amour sublimé (l'Agapè des philosophes grecs) ni de l'amour passion (l'Éros des philosophes grecs).

A en examiner le fonctionnement on est porté à la situer à mi-distance entre ces deux formes de l'amour.

C'est une des caractéristiques de la gentillesse que de se tenir à mi-chemin. 

Loin de la dialectique du maître et de l'esclave de Hegel elle inverse les rôles en choisissant l'attention à l'autre. Loin de la lutte des classes de Marx, elle puise son efficacité dans le partage. La gentillesse institue des relations libérées de tout système. Elle ne les nie pas, ni ne les abolit, elle est ailleurs.

Hors de l'absolu, dans le quotidien et l'humain en décentrant simplement l'intérêt du "moi" vers  l'intérêt d'autrui, et ce faisant elle permet d'exister avec les autres.

La gentillesse n'est pas dans la logique de la compétition pour la vie mais dans celle de l'accroissement de la vie par le partage.

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Pour aller plus loin ....

Histoire de la gentillesse

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à lire
Pour :
Éloge de la gentillesse
(E. Jaffelin)

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Contre :
Cessez d'être gentil
Soyez vrai
(
T. d'Ansembourg)