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Rencontre avec Georges Pelloux

Georges Pelloux est né en 1946 à La Saulce, un charmant village situé au sud des Hautes-Alpes qu’il n’a jamais quitté.
Dès son plus jeune âge, il a baigné dans ce métier fascinant qu’est celui du travail du bois, la menuiserie.
C'est par plaisir, une fois la retraite arrivée, qu’il a rassemblé ses souvenirs et les a regroupés dans cet ouvrage afin de les partager.

Nous étions menuisiers

Dans la famille Pelloux, il y eut d’abord le grandpère, Émile, en 1918. Il a commencé la menuiserie en louant une pièce sur la place cent rale de La Saulce.D’ailleurs, l’établi sur lequel tout a commencé existe toujours.
Émile faisait surtout des réparations, fabriquait luimême une scie à ruban, une dégauchisseuse et a commencé à travailler sérieusement le bois. Tant et si bien que l’achat d’une maison dans le village s’imposa d’ellemême.
Son fils, Henri, suivit son exemple et prit naturellement la suite, vers 1951. Il travaillait beaucoup sur Sisteron. Il construisit un véritable atelier et le mécanisa.
Son fils, Georges, puisque c’est lui, le personnage principal, lui succéda en 1975. L’entreprise fabriquait des menuiseries intérieures et extérieures, mais Georges ne renâclait pas à faire des cuisines intégrées, de temps à autre. 2007, c’est l’année de la passation du relais au dernier Pelloux en date, Lionel. Lequel succéda à Georges, mais ne tint les rênes que deux, ans avant de décéder.
Malgré cet épilogue tragique, Georges Pelloux, resté seul, a décidé d’écrire un livre sur ces quatre générations de menuisiers.
Ce n’est pas un livre triste et il est bourré d’anecdotes toutes plus vraies les unes que les autres. « J’ai voulu immortaliser mes souvenirs, qu’ils soient pittoresques ou dramatiques. Il me fallait verbaliser tout ce que j’avais connu,parler du matériel, de son évolut ion, et aussi des gens ». (Dauphiné Libéré)
« 
Je rentre donc, et me trouve alors dans la pièce principale en présence de cette dame allongée à plat ventre sur une grande table, recouverte d’une couverture rapidement jetée sur elle par son masseur qui était là. Cette commande, qui n’était pas la moindre, me fut donc passée ainsi : mon carnet à la main, j’inscrivais les ordres qui m’étaient donnés dans cette situation pour le moins curieuse ! » - Georges Pelloux